Nous organisons régulièrement un « atelier de tissage » dans le service de pédopsychiatrie de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Cet atelier rencontre toujours un grand succès auprès des enfants. Cette fois-ci, nous sommes intervenus de septembre à octobre 2026 au sein de l’unité Duché.
Malheureusement, en octobre, les mobilisations étudiantes ont entraîné l’annulation de trois séances. Nous avons donc pu organiser moins de séances que prévu, mais nous avons malgré tout partagé de très beaux moments avec les enfants.
En plus du tissage, les enfants se sont lancés dans la création de petites peluches au crochet !
Cette fois-ci, en plus de notre activité habituelle de tissage, nous avons proposé aux enfants de confectionner de petits amigurumis.





Il s’agissait de réaliser des poussins, des donuts ou des balles,, puis de les assembler à l’aide de laine et d’une aiguille. Faire passer le fil dans l’aiguille et coudre les différentes parties nous semblait peut-être un peu difficile pour les enfants… En réalité, même les membres de l’équipe se demandaient au départ si cette activité serait à leur portée.
Mais dès qu’ils ont découvert ces adorables petits poussins et des donuts les enfants étaient ravis ! En s’exclamant « Kawaii ! » (« Trop mignon ! »), ils se sont tous mis à l’ouvrage avec une concentration remarquable.
Les gestes qui nous semblaient difficiles au premier abord se sont finalement révélés étonnamment accessibles. Une petite fille, par exemple, a très vite compris le principe et a terminé son poussin en une quinzaine de minutes !
Lorsqu’elle a passé le fil pour former le bec du poussin et qu’elle a retourné son ouvrage, un petit bec tout rond est apparu. Puis, en tirant sur le fil, elle a vu le derrière du poussin se refermer. À chaque étape, elle s’émerveillait en s’exclamant : « Waouh ! » C’était un moment particulièrement touchant.
Une enfant qui tenait un crochet a également pu s’initier aux mailles en l’air et fabriquer un bracelet. Avec un peu d’entraînement, elle devrait pouvoir progresser encore davantage. Nous nous sommes dit que, pour les enfants qui aiment le crochet, il serait peut-être possible de proposer d’autres activités, comme la confection de bracelets avec des mailles en l’air ou des points de crochet simples.
« Et nous, on n’a pas droit à notre atelier ? » Les professionnels aussi étaient enthousiastes !
Les petits poussins terminés étaient tous adorables, et les enfants étaient ravis de leurs créations. Mais les professionnels de l’unité étaient eux aussi complètement enthousiasmés par les réalisations des enfants !
Ils sont même allés jusqu’à nous demander : « Et nous, on n’a pas droit à notre atelier ? »😄
Cette expérience nous a permis, à nous aussi, de ressentir une nouvelle fois à quel point les possibilités des enfants sont infinies.
Même lorsque les adultes pensent qu’une activité risque d’être difficile, ou qu’un enfant n’est peut-être pas encore capable de la réaliser, il suffit parfois de lui donner une occasion qui lui donne envie d’essayer pour qu’il révèle des capacités insoupçonnées.
Faire confiance aux capacités des enfants et leur donner la possibilité d’essayer.
La création de ces petits amigurumis nous a précisément rappelé toute l’importance de cette attitude.
Nous continuerons à valoriser le désir de chaque enfant d’essayer de nouvelles choses et à découvrir, ensemble, toutes les possibilités qui s’offrent à lui.



Nous sommes les bénévoles de l’atelier de tissage « Toncâlaline ».
Nous travaillons tous ensemble dans la convivialité pour voir les visages des enfants s’illuminer de joie.